Wheel World : une balade cycliste atypique et rafraîchissante
À la croisée des chemins entre l’exaltation arcade de Burnout Paradise et l’exploration contemplative de The Legend of Zelda: Breath of the Wild, Wheel World s’impose comme une expérience vidéoludique singulière. Développé par Messhof et édité par Annapurna Interactive, ce titre propose une immersion originale dans une culture du vélo fantaisiste, disponible dès maintenant sur PC, PS5 et Xbox Series X/S.

Le jeu vous plonge dans l’univers de Tramonto, un monde ouvert compact où le cyclisme n’est pas seulement un moyen de transport, mais une véritable religion. Vous incarnez un personnage accompagné d’un esprit cycliste ancestral, avec pour mission de rassembler des pièces légendaires afin de gravir le Mont Send. Votre objectif final ? Accomplir le grand passage permettant aux âmes de rejoindre l’au-delà.
Une ode à la petite reine
Loin des mondes ouverts surchargés qui exigent des dizaines d’heures d’investissement, Wheel World mise sur la sobriété. En moins de dix heures, le joueur peut explorer les vignobles et les cités fortifiées sans jamais ressentir la lourdeur des jeux à succès actuels. La progression est organique : on suit son instinct, on fait sonner sa sonnette pour défier des passants, ou on s’arrête brusquement pour dénicher une pièce rare.
Le cœur battant du titre réside dans ses courses. Qu’il s’agisse des “Handlebaristas” passionnés de café ou des médecins du groupe “Practice”, les boss que vous affrontez ajoutent une touche nostalgique évoquant la collection de créatures, ici remplacée par la quête de la bicyclette parfaite.
Points clés de l’expérience :
- Physique robuste : Le système de pilotage est gratifiant, permettant des sauts (bunnyhop) et des boosts basés sur l’aspiration et les cascades.
- Personnalisation créative : Vous pouvez assembler des vélos aux looks improbables, comme un cadre en forme de bûche, qui modifient radicalement votre approche des tracés.
- Ambiance sonore : Une bande-son qui alterne habilement entre concentration intense et euphorie légère.

Quelques coups de frein sur la route
Si la maniabilité est au rendez-vous, le jeu peine parfois à maintenir sa difficulté. Les défis les plus corsés n’apparaissent que tardivement dans l’aventure, une fois arrivé dans les zones industrielles. De plus, la mécanique de changement de vitesses reste sous-exploitée : avec seulement deux options disponibles et un retour haptique parfois trop discret, on finit souvent par privilégier le boost plutôt que la gestion technique du dérailleur.

Malgré ces quelques imperfections, Wheel World réussit son pari : offrir une respiration bienvenue. À l’image de “Portal John”, le personnage en charge du voyage rapide via un réseau de toilettes portatives, le jeu préfère l’humour et le charme à la pure efficacité. C’est une escale inattendue, une parenthèse de pédalage qui, pour quelques après-midis, fait oublier le bitume réel pour le plaisir pur du guidon.

Pour les curieux, n’hésitez pas à consulter notre classement des meilleurs jeux de course pour comparer cette expérience à d’autres titres du genre.