Test de John Carpenter’s Toxic Commando : un défouloir efficace
Avec John Carpenter’s Toxic Commando, Saber Interactive propose une expérience coopérative intense qui mise tout sur le chaos visuel. Si le titre parvient à offrir des moments de bravoure mémorables face à des vagues massives de morts-vivants, sa structure soulève des questions quant à sa durée de vie sur le long terme.

Une signature prestigieuse, mais discrète
Le nom du légendaire réalisateur John Carpenter est omniprésent dans la communication du jeu, bien que sa contribution réelle semble se limiter principalement à la bande-son. Il est difficile de déceler une empreinte créative profonde du maître de l’horreur dans la mise en scène ou l’écriture. Cette approche en retrait s’avère toutefois être une bonne chose : le jeu est avant tout une production Saber Interactive, qui maîtrise son sujet.

Le gameplay : une mécanique de horde bien huilée
Le titre reprend les codes du tir en coopération, rappelant World War Z, autre titre du même studio. L’action se déroule sur de vastes cartes ouvertes où les véhicules jouent un rôle central. Qu’il s’agisse de camions militaires équipés de tourelles ou de voitures piégées, la gestion des déplacements et l’utilisation du décor rappellent parfois l’exigence physique de MudRunner, notamment lorsque les véhicules s’enlisent dans la boue.

Points forts et limites du système
- Hordes impressionnantes : Le moteur Swarm permet une densité d’ennemis spectaculaire.
- Coopération récompensée : La collecte de pièces détachées pour réparer des défenses (tourelles, barbelés) est essentielle pour survivre aux sièges.
- Classes sous-exploitées : Bien que quatre classes soient disponibles, les capacités spéciales souffrent de temps de recharge trop longs et d’une durée d’activation limitée, bridant le sentiment de puissance.

Le défi de la répétitivité
Si la campagne principale assure un spectacle plaisant, le jeu ne propose que neuf missions. Cette maigre sélection, couplée à une progression axée sur des armes aux sensations assez conventionnelles, rend le grind final peu gratifiant. On aurait aimé des équipements plus inventifs pour justifier les sessions répétées.

Par ailleurs, l’expérience en solo est entravée par une intelligence artificielle des alliés rigide. Incapables d’interagir avec les objectifs complexes, les bots transforment les missions de haut niveau en un calvaire pour le joueur solitaire, le forçant souvent à réduire la difficulté.


En somme, John Carpenter’s Toxic Commando est un excellent défouloir pour traverser l’histoire une première fois avec des amis. Cependant, une fois le générique de fin passé, le manque de variété et le système de progression limité risquent de lasser rapidement les joueurs en quête d’un titre au long cours.
