Siren Head : Zach Cregger adapte la légende urbaine en film
Le succès phénoménal de Backrooms a ouvert une nouvelle voie pour le cinéma d’épouvante. Zach Cregger, réalisateur remarqué pour Weapons, s’est lancé dans l’écriture d’un long-métrage basé sur la célèbre légende urbaine d’internet : Siren Head. Ce projet très convoité a fait l’objet d’une intense guerre d’enchères entre cinq studios, avant que Warner Bros. Pictures n’en décroche finalement les droits pour plusieurs millions de dollars.

Un duo de choc pour porter le projet
Bien que Zach Cregger soit à l’origine du scénario, il ne devrait pas occuper le siège de réalisateur pour ce projet. Le studio a jeté son dévolu sur Brian Duffield pour diriger le film. Duffield s’est imposé dans le genre horrifique avec No One Will Save You et en tant que scénariste de la comédie horrifique The Babysitter, sans oublier son prochain projet très attendu, Whalefall.
Cregger, de son côté, enchaîne les succès dans l’horreur après Barbarian et alors qu’il travaille également sur l’adaptation cinématographique de Resident Evil. Ce partenariat avec Duffield marque une volonté claire des studios de capitaliser sur des créateurs ayant une maîtrise pointue des codes de la peur moderne.
Qui est Siren Head ?
Né de l’imagination de l’artiste Trevor Henderson, Siren Head n’est pas une simple “creepypasta”, mais une icône du folklore numérique. La créature se distingue par :
- Une stature imposante et filiforme.
- Une tête composée de deux haut-parleurs (sirènes).
- Un comportement prédateur utilisant le mimétisme sonore pour attirer ses proies.
L’esthétique visuelle d’Henderson, couplée aux courts-métrages viraux produits par des créateurs comme Shutter Authority sur YouTube, a propulsé le monstre au rang de phénomène mondial. Cette base narrative offre un potentiel cinématographique riche, similaire à ce que le projet Backrooms a su exploiter avec brio.
La tendance des légendes urbaines au cinéma
L’industrie cinématographique semble avoir trouvé un filon lucratif dans les légendes nées sur le web. Le film Backrooms, sorti en mai dernier, a créé la surprise en récoltant plus de 330 millions de dollars au box-office mondial, pour un budget initial modeste de 10 millions.
Cette réussite a accéléré l’intérêt des grands studios pour ce type de propriété intellectuelle. Dans la même dynamique, le film The Pools, inspiré des niveaux aquatiques des Backrooms, est déjà très attendu pour une sortie en décembre prochain, confirmant que l’horreur numérique est devenue un moteur puissant pour l’industrie du divertissement actuel.
