Dosa Divas : une aventure culinaire et émotionnelle intense
À la croisée des chemins entre l’esthétique vibrante de Jet Set Radio et la profondeur narrative de Venba, Dosa Divas s’impose comme une surprise inattendue dans le paysage vidéoludique. Loin de se limiter à une simple simulation de cuisine, ce titre propose une exploration touchante des liens familiaux, du deuil et de la mémoire, le tout enrobé dans une direction artistique audacieuse.

Un récit familial au cœur de l’action
L’histoire suit les sœurs Samara et Amani, réunies après de longues années de séparation. Leur objectif ? Faire face à leur troisième sœur, Lina, qui a troqué les traditions culinaires familiales contre un empire industriel basé sur une nourriture transformée et dénuée de sens. Ce conflit, qui pourrait sembler léger au premier abord, sert de moteur à une narration surprenante et parfois bouleversante.
Le jeu puise son identité dans un mélange de genres audacieux, empruntant à Clair Obscur: Expedition 33 son système de QTE (Quick Time Events) pour dynamiser les combats. Cependant, c’est bien la dimension émotionnelle qui marque les esprits, avec des moments de vérité qui résonnent bien au-delà de l’univers fantastique du jeu.

Le combat par les saveurs
Le système de combat au tour par tour repose sur des affinités gustatives (sucré, salé, épicé, etc.) plutôt que sur des éléments classiques. Les joueurs contrôlent Samara, Amani et leur méca culinaire, “Goddess”. Bien que le gameplay soit efficace, il reste relativement simple, s’appuyant davantage sur des mécaniques de QTE et de pression répétée sur les touches que sur une grande complexité tactique.
- Excellente écriture : Un scénario profond qui traite de sujets universels.
- Identité visuelle et sonore : Une esthétique funk et colorée très marquée.
- Immersion : Un équilibre réussi entre gestion culinaire et combats.
- Durée de vie : Une aventure dense d’environ neuf heures.

Cuisine, quêtes et personnages hauts en couleur
En dehors des affrontements, “Goddess” fait office de cuisine mobile. Le joueur doit récolter des ingrédients dans l’environnement, pêcher ou commercer pour concocter des plats essentiels, non seulement pour satisfaire les PNJ affamés, mais aussi pour booster les statistiques de l’équipe et soigner les altérations d’état.
Parmi les figures marquantes, le marchand Kabi se distingue. Avec son humour grivois et son attitude décomplexée, il apporte une touche d’absurde et de légèreté bienvenue. Si le système de mini-jeux culinaires manque parfois de la profondeur vue dans d’autres titres du genre, il remplit parfaitement son rôle de ciment narratif.

En fin de compte, si les combats restent fonctionnels sans révolutionner le genre, c’est la plume des auteurs qui permet à Dosa Divas de s’envoler. Le titre réussit le tour de force d’aborder des vérités complexes sur les erreurs du passé et la rédemption avec une sincérité désarmante.

Disponible sur PC, PS5, Xbox Series X/S et Nintendo Switch, cette œuvre est une invitation à savourer une expérience où chaque bouchée raconte une histoire. Un gâteau vidéoludique à déguster sans modération.