sábado, 04 jul, 2026
Scott Pilgrim EX : un brawler brillant gâché par la répétition

Scott Pilgrim EX : un brawler brillant gâché par la répétition

Sorti le 3 mars 2026 sur PC, PS5, PS4, Xbox Series X, Nintendo Switch et Switch 2, Scott Pilgrim EX était attendu comme le successeur spirituel d’un classique qui a relancé le genre du beat ‘em up il y a plus de quinze ans. Si le titre développé par Tribute Games brille par sa direction artistique et son système de combat, il peine malheureusement à maintenir la cadence sur la durée.

Scott Pilgrim EX

Un casting de choc au service du combat

Le principal atout de cet opus réside dans son roster. Avec sept combattants aux styles radicalement différents, le jeu s’inspire ouvertement des mécaniques des jeux de combat traditionnels. Scott Pilgrim s’impose comme un personnage équilibré — empruntant même certaines techniques à Ryu de Street Fighter — tandis que des figures comme Lucas Lee ou Robot-01 offrent des approches plus tactiques, misant sur la puissance brute ou les attaques à distance.

L’intégration de mécaniques de type “assist” à la Marvel vs. Capcom enrichit les affrontements, permettant de déclencher des effets spéciaux dévastateurs. Les dialogues, signés par l’auteur original de la série, Bryan Lee O’Malley, conservent cet humour grinçant et cette maladresse attachante qui font l’ADN de la franchise.

Scott Pilgrim EX

La déception d’un monde ouvert sous-exploité

Malgré ces bases solides, le jeu s’essouffle dans sa structure. Contrairement à des titres comme River City Girls qui réussissent le pari de l’exploration, Toronto apparaît ici comme un couloir linéaire déguisé en monde ouvert. Les zones annexes, souvent réduites à une unique salle de combat, ne suffisent pas à donner de la profondeur à l’aventure.

Le design des missions est le point noir majeur de l’expérience :

  • Une accumulation fastidieuse de quêtes de type “fedex” (aller chercher un objet et revenir).
  • Un besoin constant de faire des allers-retours sur la carte.
  • Des checkpoints punitifs qui obligent à refaire des séquences entières après un échec face à un boss.
  • Une gestion de la santé frustrante lors des respawns, accompagnée d’une perte de pièces.

Scott Pilgrim EX

Un potentiel en demi-teinte

La bande-son, composée par le groupe Anamanaguchi, reste un point fort indéniable, tout comme la qualité des animations pixel-art. Cependant, le système de progression manque de profondeur : là où les précédents titres permettaient de débloquer de nouveaux coups via l’expérience, Scott Pilgrim EX se contente d’une simple amélioration statistique via le ramassage d’objets.

Scott Pilgrim EX

Le scénario, bien qu’intégrant une dimension de voyage temporel, rate également le coche sur certaines interactions. Face à des doubles d’autres époques, les personnages manquent d’échanges significatifs, rendant ces rencontres moins mémorables qu’elles n’auraient dû l’être. En somme, Scott Pilgrim EX est une œuvre qui possède le cœur d’un grand brawler, mais qui est entravée par des choix de game design répétitifs qui donnent envie de revenir à une structure plus classique et linéaire.

Scott Pilgrim EX

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