Lost Soul Aside : un jeu d’action au potentiel gâché ?
Attendu depuis longtemps, Lost Soul Aside fait enfin son entrée sur PC et PS5, porté par le label China Hero Project de PlayStation. Si le titre affiche des ambitions esthétiques rappelant les heures de gloire de Final Fantasy Versus 13, le résultat final est une expérience en dents de scie, où un système de combat prometteur se retrouve prisonnier d’une structure narrative et technique laborieuse.

Un démarrage poussif
Le protagoniste, Kaser, membre de la résistance Glimmer, se retrouve lié à une ancienne entité draconique nommée Lord Arena après qu’une attaque des monstres Voidrax a conduit au vol de l’âme de sa sœur. Cette prémisse, bien que classique, peine à convaincre en raison d’une mise en scène rigide et d’animations parfois maladroites.
Le véritable problème réside dans le rythme : là où les ténors du genre comme Devil May Cry 5 ou Ninja Gaiden 2 Black plongent le joueur dans l’action immédiate, Lost Soul Aside impose des heures de jeu poussives avant de dévoiler son plein potentiel. Ce n’est qu’après avoir débloqué une panoplie d’armes et de compétences, souvent verrouillées derrière des arbres de talents denses, que le jeu commence enfin à briller.

L’art du combat : une promesse tenue à moitié
Une fois les mécaniques de jeu libérées, le système de combat révèle une réelle profondeur. Le joueur peut alterner entre quatre armes à la volée, créant des combos dynamiques. L’ajout des “Burst moves” — des coups spéciaux activables via une pression sur la gâchette au moment opportun — apporte une touche de style bienvenue qui récompense la précision.
- Points forts : Synergie intéressante entre les armes, fluidité des “Burst moves”, environnements soignés.
- Points faibles : Narration peu inspirée, progression trop lente, boss dotés de phases d’invulnérabilité frustrantes.

Le manque de finition
Malgré des éclats de génie, le titre souffre d’un manque de “connexion” entre le joueur et l’action. Les ennemis manquent de réactivité, donnant parfois l’impression de frapper dans le vide, tandis que la caméra, souvent trop éloignée, rend la lisibilité difficile lors des séquences saturées d’effets de particules. De plus, les phases de plateforme, rigides et peu intuitives, alourdissent inutilement une aventure déjà étirée par des puzzles simplistes.

En fin de compte, Lost Soul Aside est une œuvre qui semble écartelée entre ses inspirations prestigieuses et une exécution technique inégale. Si les amateurs de jeux d’action pur jus pourront trouver du plaisir à maîtriser ses combos, la lourdeur du début de jeu et le design répétitif des boss empêchent le titre d’atteindre le sommet du genre.



