Code Vein 2 : une suite vampirique qui manque cruellement de mordant
Sorti le 29 janvier 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series X, Code Vein 2 était attendu comme la réponse de Bandai Namco aux standards imposés par les jeux de type Soulslike modernes. Malheureusement, cette incursion dans un monde de vampires immortels, dits « revenants », s’avère être une expérience laborieuse, étirée artificiellement et dénuée de l’identité visuelle qui faisait le charme du premier opus.

Un concept temporel sous-exploité
Le scénario repose sur une idée ambitieuse : le voyage dans le temps. Pour empêcher une apocalypse imminente, les joueurs doivent sceller le destin de cinq héros légendaires en créant des liens avec eux dans le passé, cent ans avant les événements actuels, avant de revenir au présent pour les affronter.
Dans les faits, cette mécanique est une occasion manquée. La distinction entre les deux époques est si ténue que le joueur peine souvent à savoir où il se situe. Les environnements, déjà peu inspirés, restent quasi identiques, et le recyclage des ennemis à travers les siècles renforce ce sentiment de répétition constante.

Des donjons sans âme
L’exploration constitue le point le plus faible de cette suite. Les zones traversées, telles que des stations d’épuration ou des complexes industriels, manquent cruellement de personnalité. Ce design monotone rend la navigation confuse et peu gratifiante.
- Design répétitif : Les environnements se ressemblent tous, rendant l’exploration fastidieuse.
- Recyclage excessif : Les boss et les ennemis réapparaissent trop souvent, perdant leur impact à chaque rencontre.
- Visuels en berne : Le jeu accuse un retard esthétique notable par rapport à son prédécesseur, avec des problèmes de pop-in fréquents sur PS5.

Le combat comme unique planche de salut
Si le jeu parvient à rester jouable, c’est grâce à son système de combat. Le titre conserve les bases solides du genre : esquives précises, gestion de la monnaie perdue à la mort et boss impitoyables. La gestion des compagnons a été revue : ils sont désormais invincibles, mais leur absence temporaire en cas de réanimation du joueur ajoute une tension bienvenue.

Le système de « jail » apporte une dynamique intéressante : il permet de drainer le sang des ennemis pour régénérer des ressources. Couplé à des attaques spéciales variées — comme des tornades d’armes ou des lames orbitales — cela donne au combat une intensité réelle qui contraste avec la platitude du reste du monde.

Un verdict mitigé
Malgré cinquante heures de contenu potentiel, Code Vein 2 souffre d’un remplissage excessif qui dilue les bonnes idées. Si les mécaniques de combat et les attaques spéciales sont amusantes à expérimenter, elles ne suffisent pas à compenser le manque de créativité des donjons et la pauvreté visuelle globale.

Pour ceux qui cherchent une expérience Soulslike, mieux vaut se tourner vers des titres mieux maîtrisés ou, paradoxalement, retourner vers le premier Code Vein, qui offrait une proposition bien plus cohérente et stylisée.