Dan Houser compare GTA à l’œuvre de Charles Dickens
Dan Houser, cofondateur de Rockstar Games et scénariste historique de la franchise Grand Theft Auto, a établi un parallèle audacieux entre ses jeux et la littérature classique du XIXe siècle. Selon lui, bien que les titres GTA n’atteignent pas la portée des écrits de Charles Dickens, ils partagent une ambition commune : la construction de mondes immersifs et complexes.

L’analogie est née lors d’une tournée promotionnelle pour GTA 4. Un journaliste de Paris Match avait alors suggéré à Houser que ses jeux possédaient une essence dickensienne. Une réflexion qui a marqué le créateur : « J’y ai repensé par la suite. Ils ne sont pas aussi bons que Dickens, mais ils lui ressemblent dans la manière de bâtir un univers. »
Une vision littéraire du monde ouvert
Pour Houser, l’objectif d’un jeu en monde ouvert est de recréer cette sensation que tout l’univers est présent, une caractéristique qu’il attribue aux grands auteurs comme Dickens, Zola ou Tolstoï. Il décrit ces jeux comme des prismes déformés permettant d’observer la société sous différents angles.
Le cofondateur de Rockstar souligne plusieurs points de convergence entre la structure narrative de GTA et les romans victoriens :
- La narration étendue : Une approche du récit qui s’étale, caractéristique des grands romans du XIXe siècle.
- Le réalisme : Une absence de sauts temporels complexes, préférant une linéarité ancrée dans le réel.
- La physicalité : Une dimension tangible du monde, où l’environnement joue un rôle aussi crucial que le récit lui-même.
L’influence des classiques chez les acteurs de GTA
L’intérêt pour la littérature classique ne s’arrête pas à Dan Houser au sein de l’écosystème Rockstar. Les acteurs ayant prêté leurs traits aux personnages emblématiques de la série ont également exprimé des avis tranchés sur le sujet. Steven Ogg, l’interprète de Trevor dans GTA 5, a par le passé conseillé aux joueurs de lire Crime et Châtiment de Dostoïevski.
À l’inverse, Shawn Fonteno, qui incarne Franklin dans le même opus, s’est montré beaucoup moins enthousiaste vis-à-vis de ces références littéraires, balayant l’idée d’un revers de main.
Houser confie par ailleurs que l’atmosphère particulièrement sombre de GTA 4 découlait de sa propre situation personnelle de l’époque : « J’étais célibataire et malheureux. Nous pensions constamment que le studio risquait de fermer. »
