Once Upon a Katamari : un voyage temporel brillant
La série culte de Bandai Namco franchit une nouvelle étape avec Once Upon a Katamari, sorti le 24 octobre 2025 sur PC, PS5, Xbox Series X/S et Nintendo Switch. Développé par RENGAME, ce nouvel opus réussit le pari difficile de renouveler une formule arcade déjà bien rodée en intégrant une mécanique de voyage dans le temps qui transforme radicalement l’expérience de jeu.

Le concept fondamental reste intact : incarner le Prince du Cosmos et accumuler des objets pour faire grossir sa boule, le « katamari », sous une pression constante du temps. Cependant, là où les précédents titres se concentraient sur une montée en puissance scalaire, Once Upon a Katamari mise sur la diversité des époques pour offrir une profondeur inédite.
Une odyssée historique et créative
Le voyage temporel sert de moteur narratif et ludique, permettant aux joueurs de traverser des périodes variées comme le Japon de l’ère Edo, l’Égypte antique ou encore la ruée vers l’or dans l’Ouest sauvage. Cette structure permet à chaque niveau de proposer des objectifs de mise en scène uniques, rompant avec la monotonie potentielle de la simple collecte répétitive.
Parmi les points forts de cette évolution, on retient :
- Le renouvellement constant des environnements et des objets à collecter selon les époques.
- Des missions scénarisées intelligentes qui cassent le rythme traditionnel.
- Une direction artistique soignée, sublimée par le passage entre les différentes périodes historiques.
- L’humour décalé et l’ambiance charmante, signatures indémodables de la franchise.
Mécaniques de jeu et défis
La prise en main demeure fidèle à l’exigence des deux joysticks analogiques. Le joueur doit peser instinctivement le poids des objets vibrants et colorés à l’écran pour éviter les collisions coûteuses en temps. Si des bonus comme l’aimant font leur apparition, ils restent suffisamment subtils pour ne pas altérer le cœur du gameplay.

Toutefois, tout n’est pas parfait. Certains niveaux plus restrictifs ou les missions annexes imposant des contraintes strictes (collecter uniquement de l’argent ou des roses) peuvent paraître en décalage avec l’esprit « force de la nature » du Katamari. Heureusement, ces segments restent minoritaires.
Une réussite visuelle et sonore
Le jeu brille par ses idées de mise en scène, comme le niveau débutant sur un bateau pirate qui se transforme en bataille épique contre un kraken, ou les défis de philosophie en Grèce antique. L’aspect « diorama » est magnifié par les époques visitées, transformant chaque carte en un terrain de jeu dense, rempli de clins d’œil et d’anachronismes savoureux.


Visuellement, les modèles lo-fi fonctionnent toujours à merveille, offrant une lisibilité parfaite malgré l’accumulation d’objets hétéroclites. Accompagné d’une bande-son entraînante qui reprend des motifs emblématiques de la série, Once Upon a Katamari se positionne comme l’évolution la plus inventive de la saga à ce jour.