Borderlands 4 : un looter-shooter explosif mais inégal
Borderlands 4 s’impose comme une expérience de tir viscérale, capable d’offrir des moments de carnage pur grâce à un arsenal d’une créativité folle. Disponible depuis le 4 septembre 2025 sur PC, PS5 et Xbox Series X/S (et attendu le 3 octobre sur Switch 2), le nouveau titre de Gearbox Software réussit le pari du gameplay, tout en trébuchant sur sa narration.

L’aventure prend place sur la planète-prison Kairos, un monde où le dictateur « The Timekeeper » maintient l’ordre par la terreur. Contrairement aux environnements habituels de la licence, Kairos offre une liberté d’exploration accrue. Si le studio Gearbox évite officiellement le terme « monde ouvert », la structure du jeu, composée de quatre biomes interconnectés, propose pourtant une expérience vaste où le voyage rapide via des silos à missiles réactivés devient une mécanique centrale.

Une mécanique de tir jubilatoire
Le cœur du jeu réside dans son système de combat. La variété des armes est tout simplement ahurissante : chaque fusil semble posséder des modes de tir alternatifs absurdes, allant du lanceur de couteaux aux projectiles corrosifs explosifs. Cette profusion d’outils de destruction transforme chaque escarmouche en une chorégraphie de violence cartoonesque.
- Points forts : Des sensations de tir excellentes, une quantité phénoménale d’armes, une direction artistique sublime.
- Points faibles : Une histoire et un antagoniste peu marquants, une mise à l’échelle des niveaux parfois maladroite, des dialogues souvent irritants.
L’ajout d’un grappin, bien qu’un peu sous-utilisé, complète des mécaniques de mobilité comme le double saut et le pack de glisse, rendant les déplacements dynamiques. Les combats de boss, en particulier, exigent une gestion rigoureuse du positionnement, offrant des pics de difficulté stimulants qui contrastent avec la facilité relative des zones ouvertes.

Le revers de la médaille : narration et rythme
Si le plaisir manette en main est immédiat, le jeu peine à maintenir son intérêt sur le plan scénaristique. L’antagoniste, The Timekeeper, manque cruellement de charisme, rendant la trame principale prévisible et oubliable. Cette sensation de vide est accentuée par un ton humoristique qui, parfois, tombe à plat.

Le personnage que vous incarnez, Vex, est constamment en train de multiplier les répliques sarcastiques. Ce flux ininterrompu de sarcasmes finit par parasiter les moments les plus tendus du récit. Là où Tales from the Borderlands avait su trouver un équilibre, cette suite semble parfois trop forcée dans sa volonté de rester « dans le coup ».

En somme, Borderlands 4 est une réussite technique et ludique pour tout amateur de défouloir. Il demande toutefois au joueur de faire preuve d’une certaine « vision tunnel » : fermer les yeux sur les défauts d’écriture pour se concentrer exclusivement sur le plaisir brut de transformer ses ennemis en confettis explosifs. C’est un jeu délicieux, tel une barbe à papa, mais qui manque de la substance nécessaire pour marquer durablement les esprits au-delà de ses mécaniques de tir.
